Pour de vrai, j'en ai eu récemment un couple. On a fait quatre offres d'achat avant d'en avoir une. L'avant-dernière visite, ma cliente a pleuré de stress, d'émotion. Elle a eu un petit sanglot, elle a eu un petit sanglot. Elle a dit : « Je suis fatiguée, je suis stressée. » Elle m'a serrée dans ses bras et m'a dit : « Il y a une chance qu'on t'a, Karine, parce que je ne sais pas comment je réussirais à gérer ça. »
Des fois, je suis aussi émue qu'eux autres. Moi, j'ai déjà braillé de joie chez un notaire, les yeux pleins d'eau. Annoncer à des clients que c'est leur offre qui est acceptée, j'ai les yeux qui me roulent dans l'eau. Je suis aussi contente qu'eux autres. Souvent, c'est plus fort que moi, je ne suis pas capable de gérer ça. Ça vient me chercher autant qu'eux autres.
Souvent, je vais présenter une offre en offre multiple. Je la présente au vendeur, je décris mes clients, je leur dis. Je pense qu'ils voient dans ma face à quel point ils seraient contents. Ce n'est pas juste « ça ferait leur affaire ». Non, ils seraient contents d'avoir la maison. Souvent, ça va toucher le vendeur. Quand on a acheté cette maison, c'est comme ça qu'on s'est senti. Quand on a appris que c'est nous qui l'avions, ça va être eux autres qui vont l'avoir. Parce qu'on a envie que quelqu'un d'autre vive ça.